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La vie d'EFA 77
Adoption internationale
 

 
Interview EFA sur "L'arche de Zoé" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Interview de Christiane Sébenne, par Séverine de Smet
pour le site du Nouvel Observateur, édité sur nouvelObs.com le lundi 29 octobre 2007

Christiane Sébenne est en charge des médias et de la communication et membre du conseil d'administration de la fédération  "Enfance et familles d'adoption"

"L'ARCHE DE ZOE" ET LE TCHAD

 

"L'adoption, ce n'est pas sauver le monde"

 
Que vous inspire l'affaire de l'"Arche de Zoé" ?

- Il faut être très prudent et éviter les amalgames. L'association avait un projet avant tout humanitaire et elle ne parle pas d'adoption. Au vu du peu d'informations, qui d'ailleurs nous arrivent par bribes, l'EFA ne veut pas émettre d'avis tranché. Qu'est-ce qui a été dit aux enfants ? Aux personnes qui souhaitaient accueillir ces enfants ? Quelles ont été les circonstances du voyage ? Pour l'instant, nous n'avons pas assez d'information homogène.
Il semble que le projet humanitaire de l'Arche de Zoé a été fait dans la précipitation, sans vraiment de garanties. Mais en l'absence de détails, nous ne pouvons juger catégoriquement.

Les cas de fraude à l'adoption internationale sont-ils récurrents ? Comment les éviter ?

- Dans tous les domaines, des dérives existent. Mais un cadre très précis régit les règles d'adoption. D'abord, la convention internationale des droits de l'enfant, adoptée par l'ONU en 1989, concerne tous les enfants. C'est le traité international qui rassemble le plus de pays signataires. Autre texte crucial : la Convention de La Haye, sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale. Ce texte de 1993 a été signé par près de 140 pays. Ce cadre permet de créer des conditions correctes d'adoption, dans le respect de l'enfant avant tout.
Au niveau des associations, l'EFA représente la plus grosse fédération. Les aspirants à l'adoption peuvent également se tourner vers les maisons d'adoption en France, où l'on conseille et documente. Je ne peux que recommander de s'adresser à nous l'EFA, au ministère des Affaires étrangères, à la mission d'adoption internationale, à l'Agence française d'adoption (AFA). Leurs sites contiennent de nombreuses informations.
Pour des adoptions visant des pays en particulier, des associations familiales spécifiques à chaque pays ont été fondées, comme l'Apaec (l'association de parents adoptifs d'enfants colombiens).

Quelles sont les conditions d'adoption à l'étranger ?

- En amont, les aspirants parents doivent déposer une demande d'agrément auprès du Conseil général de leur département. Un travailleur social s'occupera de leur dossier. Lui seul est vraiment en situation de les informer sur les modalités d'adoption à l'étranger. C'est lui qui les mettra en relation, ou les conseillera, avec les associations reconnues.
Il faut avant tout faire preuve de prudence. Surtout : éviter de se précipiter. En mai, nous avions publié un communiqué dans lequel nous mettions en garde contre l'amalgame entre "colère citoyenne, solidarité humanitaire et projets familiaux" concernant la situation au Darfour, qui semblait une répétition de ce qui avait été constaté après le drame du tsunami en Asie du sud-est en 2004-2005. L'adoption, ce n'est pas destiné à sauver le monde. Adopter consiste avant tout à donner une filiation et à rendre heureux un enfant.


 
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