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La vie d'EFA 77
Adoption internationale
 

 
1er février 2008 : Lettre ouverte d'EFA à Bernard Kouchner Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

1er février 2008 : Lettre ouverte d'EFA à Bernard Kouchner

Nous apprenons qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge. Ces conventions — comme le précisent très clairement le site du Ministère des affaires étrangères et celui de l’Agence française de l’adoption - prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou OAA (à ce jour un seul est autorisé et habilité par le Cambodge), ce qui, dans ce cas, n’a pas été respecté.

EFA a remis, 1er février, une lettre publique adressée à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, au cabinet de Rama Yade. Cette lettre souligne le risque que font courir de telles pratiques sur le regard porté sur nos enfants, sur la crédibilité des autorités françaises en matière d’éthique ainsi que le discrédit jeté sur la signature française de conventions.

EFA avait, déjà, le 15 décembre 2005, publié un communiqué
« Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption » à propos d’adoptions illégales au Cambodge.



LETTRE OUVERTE À MONSIEUR BERNARD KOUCHNER MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Paris, le 1er février 2008

Monsieur le Ministre
Le 15 décembre 2005 Enfance & Familles d’Adoption publiait un communiqué intitulé « Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption ». Nous attirions l’attention sur l’attitude de la France qui avait entériné des démarches entreprises par des familles françaises au Cambodge alors que ce pays était fermé à l’adoption « parce que de sérieux doutes planaient sur l’adoptabilité des enfants ».

Le 31 mai 2007, j’écrivais à Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République : « […] nous osons espérer de votre part une rupture claire avec des pratiques antérieures en matière de ‘visas de complaisance’. Il est insoutenable, pour des milliers de candidats qui suivent scrupuleusement les procédures et restent dans la légalité, au prix souvent de très longs délais, de constater que quelques-uns bénéficient de passe-droits, parce qu’ils ont des contacts, parce qu’ils instrumentalisent les médias. Cette inégalité de traitement est inacceptable, pour les familles mais aussi pour l’obligation d’éthique que nous imposent nos engagements internationaux.»

Le 17 novembre 2007, dans un message que vous adressiez à notre mouvement à l’occasion de notre congrès, vous écriviez : « La priorité que vous accordez aux droits des enfants et l’accompagnement des familles dans une démarche de responsabilité sont des valeurs auxquelles ce ministère croit profondément ».

Quelques jours auparavant, l’Agence française de l’adoption (AFA) organisait un colloque invitant les pays d’origine à faire part à la France de leurs attentes. Le 26 février 2008, l’organisation non gouvernementale Terre des Hommes rendra publique au Parlement européen une étude comparative sur l’éthique des pays d’accueil européens en matière d’adoption.

Or nous apprenons qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge, qui prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou par le seul organisme autorisé pour l’adoption habilité par le Cambodge.

Outre que de telles pratiques font porter sur nos enfants un regard qui n’est pas, pour le moins, facile à vivre, comment les autorités françaises peuvent-elles être crédibles quand elles exigent des candidats ne bénéficiant pas de passe-droits une éthique irréprochable ?

Aujourd’hui, nous vous demandons quelles dispositions vous comptez prendre afin de mettre fin à ce type de pratiques qui, au mépris des enfants qui en sont l’enjeu, au mépris des pays d’origine des enfants et se rajoutant à l’affaire Arche de Zoé, jettent le discrédit sur la signature française de conventions et le doute sur l’éthique dans la politique française en matière d’adoption.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Janice Peyré
Présidente d’Enfance & Familles d’Adoption
Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA)
Membre du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP)

 
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